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:: 2012, la fin du monde: les 7 scénarios en vogue ::

 
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MaiƉwaяяi0​r
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MessagePosté le: 20/04/2011, 00:11    Sujet du message: 2012, la fin du monde: les 7 scénarios en vogue Répondre en citant

1 - Un alignement galactique fatal

Selon les théoriciens de la fin du monde, la date du solstice d’hiver de 2012 coïncide avec une configuration astronomique particulière. La machinerie céleste s'alignerait, annonçant le chaos. Cet alignement critique est appelé « galactique » car il prend en compte l'axe de rotation de la Terre et la position du plan de la Galaxie vue depuis le système solaire. Ce scénario a été popularisé en 2002 par John Major Jenkins, un écrivain américain passionné par les Mayas, dans son livre « Galactic Alignment ».

Il s'inspire d'une réalité astronomique complexe, qui mérite explication: la Terre orbite autour du Soleil dans un « plan de l'écliptique ». Ce dernier coupe le plan moyen de la Galaxie selon une droite. Mais la Terre possède une autre propriété : son axe de rotation sur elle-même pointe dans une direction variable, à la manière d'une toupie.
Ce « mouvement de précession » explique ainsi qu'il y a 3.000 ans, le pôle céleste n'était pas l'étoile polaire actuelle. Ce phénomène est périodique : tous les 26.000 ans environ, l'axe revient pointer dans la même direction.

Un astronome amateur belge, Jean Meeus, avait calculé en 1997 que la direction du solstice d'hiver se confondrait avec l'intersection entre les plans galactique et de l'écliptique en mai 1998. En réalité, en raison du diamètre du Soleil, cette conjonction est valable pendant 18 ans, plus précisément entre 1980 et 2016.
De là à imaginer qu'elle pourrait avoir lieu pile en 2012 et annoncer la fin du monde, il n'y a qu'un pas que certains n'ont pas hésité à franchir !

Malheureusement pour ces prophètes de malheur, les Mayas ne connaissaient ni le phénomène de la précession, ni la position du pôle galactique définie en 1958. Ce n'est donc qu'une coïncidence géométrique sans conséquence physique, précise Patrick Rocher, de l'IMCCE (Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides), qui a refait les calculs de Jean Meeus.



2- Le transit perturbateur de Vénus

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2012, entre 0 h 03 et 6 h 56 (heure française), la planète Vénus passera devant le Soleil. Les Terriens verront alors une minuscule tache noire (l'ombre de Vénus) se déplacer sur le disque solaire. Un phénomène rare, car vu depuis la Terre, Vénus passe le plus souvent au-dessous ou au-dessus du disque solaire, le plan de son orbite étant incliné de 3° par rapport à celui de notre globe.

Ce transit va-t-il provoquer des catastrophes sur Terre ? Une nuit imprévue va-t-elle tomber, la gravitation s'emballer ? Nullement, répond Denis Savoie, du palais de la Découverte, à Paris.
Le diamètre apparent de Vénus étant 32 fois plus petit que celui du Soleil, l'assombrissement ne sera que de 0,1 %, impossible à déceler pour un oeil humain.

Même chose pour les effets gravitationnels : tous les 584 jours, la Terre, Vénus et le Soleil se trouvent quasi alignés, à plus ou moins 8° pour un observateur terrestre, sans que cela ne crée un seul désordre. De plus, les perturbations de Vénus sur la Terre, bien quantifiées depuis Urbain Le Verrier au XIXe siècle, sont négligeables.

3- Une collision avec un astéroïde géant

Un astéroïde va-t-il, en 2012, entrer en collision avec la Terre et anéantir l'humanité ?
Après tout, un tel scénario s'est déjà produit il y a 65 millions d'années, lorsqu’un corps gros comme l'Everest tomba sur la presqu’île du Yucatan, au Mexique, signant l'arrêt de mort de tous les dinosaures et provoquant la disparition de 47 % des espèces marines et 18 % des vertébrés terrestres.

Rassurons-nous, aucun objet de 1 à 10 km ne croisera la Terre ni en 2012 ni même au cours des 100 prochaines années, explique Patrick Michel, astronome à l'observatoire de la Côte d'Azur.

Comment peut-il en être si sûr ? Parce que la plupart des astéroïdes croisant régulièrement l'orbite terrestre (les géocroiseurs) sont maintenant recensés grâce aux programmes de recherche systématique mis en place dans les années 1990 (Spaceguard, Spacewatch, etc.).

Aujourd'hui, deux grands programmes assurent le suivi de ces objets : l'européen « NeoDyset » l'américain « Near Earth Object » de la Nasa. Quelque 6.300 géocroiseurs sont ainsi étroitement surveillés et leur orbite régulièrement recalculée. Quatre d'entre eux, seulement, passeront dans les parages de la Terre en 2012. Pour chacun, le risque calculé est de... zéro sur l'échelle de Turin, qui catégorise les probabilités d'impact selon une graduation de 0 à 10. Autrement dit, nous pouvons dormir tranquille en 2012.
D'autant que le cataclysme final, celui qui transformerait notre planète en un désert total, ne pourrait être provoqué que par un gros astéroïde de plusieurs dizaines de kilomètres, précise Patrick Michel. De tels objets n'existent tout simplement pas dans la population des géocroiseurs !

4- La Terre expulsée de son orbite

La Terre peut-elle sortir de son orbite et devenir pour l'humanité un vaisseau errant dans le désert de la Galaxie ? Ce scénario dantesque est régulièrement évoqué par les amateurs d'apocalypse.

La question vaut d'ailleurs d'être posée, puisque les astronomes eux-mêmes pensent qu'il existe dans le ciel des planètes orphelines, éjectées violemment de leur système. Et puis l'on sait depuis peu que les planètes se déplacent au cours de leur existence.
L'étude des exoplanètes a permis en effet de comprendre le phénomène de migration planétaire.
Peu après leur formation, les planètes glissent sur d'autres orbites, en échangeant de l'énergie avec les gaz et les poussières qui encombrent les systèmes nouveau-nés.

Mais rassurons-nous ! Dans un système comme le nôtre, vieux de 5 milliards d'années, cela fait bien longtemps que le ménage a été fait par les vents solaires et qu'il ne reste plus ni gaz ni poussières ! Aujourd'hui, il n'est donc pas si facile de désorbiter notre planète.
L'orbite d'une planète correspond à un état d'énergie dans lequel se conjuguent les masses du Soleil et de la planète, ainsi que la distance qui les sépare. Plus vous êtes proche du Soleil, plus vous êtes fortement lié à lui.

Dans le cas de la Terre, très proche du Soleil, il faudrait déployer une énergie phénoménale pour atteindre la vitesse de libération.
Même l'astéroïde qui a tué les dinosaures n'a pas fait sortir la planète de l'orbite, souligne Marc Sauvage.
Si toutes les bombes atomiques existantes explosaient en même temps, nous serions tous morts, mais la Terre resterait campée dans son orbite. Pour nous désorbiter, il faudrait qu'un corps de masse terrestre nous frôle de près. Ce faisant, il échangerait de l'énergie avec notre planète, prendrait sa place et nous éjecterait dans l'espace. Mais un tel objet baladeur, sans lien gravitationnel avec le Soleil, n'existe tout simplement pas dans le système solaire.

5- Le Soleil en surchauffe

Allons-nous connaître en 2012 un pic d'activité solaire exceptionnel ? Une des manifestations de l'activité de notre étoile est le fameux cycle de 11 ans, au cours duquel des taches sombres apparaissent à sa surface. Leur nombre peut atteindre 250 lors du maximum d'un cycle de forte activité mais chaque cycle est particulier : dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, pendant plusieurs cycles très calmes, les taches ont quasi disparu. Cette période a coïncidé avec l'apogée du « petit âge glaciaire », décennies de grand froid, suggérant un lien entre l'activité solaire et le climat.

Seule certitude : les taches éjectent des flots de particules chargées du vent solaire qui perturbent la magnétosphère de la Terre, grillant parfois des composants électroniques de satellites ou parasitant les communications radio. De tels épisodes ont eu lieu dans le passé sans provoquer de catastrophes.

Les derniers cycles solaires ont été très intenses et le prochain pic d'activité est attendu pour 2012-2013. Son intensité reste sujette à débat. Selon Thierry Dudok de Wit, du LPC2E (Laboratoire de physique et de chimie de l'environnement et de l'espace) à Orléans : dans les prochaines décennies, l'activité solaire va probablement se ralentir.

6- Le Nord et le Sud inversés

La Terre pourrait-elle perdre le nord et entraîner ainsi la disparition de l'humanité ? Précisons d'abord que par nord, on entend le pôle magnétique et non géographique, c'est-à-dire la direction pointée par une boussole. Eh bien oui, l'aiguille de la boussole pourrait soudainement se mettre à indiquer le sud ! Pourtant, pas de quoi paniquer...

Cette inversion s'est souvent produite par le passé. La dernière remonte à il y a environ 800.000 ans. Et pendant les quatre à cinq derniers millions d'années, il y en a eu une poignée d'autres. Le phénomène n'est pas périodique. Ces irrégularités proviennent de la source même du champ magnétique terrestre.

Au coeur de la Terre, le fer fondu, conducteur électrique et magnétique, est agité de mouvements de convection turbulents. Cette sorte de dynamo complètement fondue et instable crée un champ magnétique aussi imprévisible que la météo. Rien ne permet de dire que la décroissance du champ magnétique observée depuis 3.000 ans se finira par une inversion dans 1.000 à 2.000 ans (donc bien après 2012 !).

Par le passé, notre champ a connu bien des rebonds qui ont évité l'inversion. De toute façon, les géologues n'ont jamais observé de corrélations entre une inversion de champ et une extinction d'espèces. Seule conséquence possible : l'affaiblissement de la protection naturelle contre les particules solaires qu'offre ce champ, sans que cela cause des dégâts importants.
Sauf peut-être sur les systèmes de communication des satellites.

7- La menace de la planète fantôme

Elle s'appelle « Nibiru », « la 12ème planète », « Hercolubus », « Planète rouge », etc., et elle nous promet les pires fléaux pour 2012. Selon une poignée d'auteurs, il s'agirait d'une planète géante, dont l'orbite excentrique s'étire de l'intérieur du système solaire jusqu'aux confins de la « ceinture de Kuiper ».

Tous les 3.600 ans, « Nibiru » croiserait l'orbite terrestre, frôlant notre planète et y provoquant tsunamis, séismes, éruptions volcaniques, basculement de l'axe des pôles et, potentiellement extinctions massives d'espèces. Actuellement, cette planète se trouverait derrière Pluton, et son influence se ferait sentir sur les planètes extérieures. L'ennui, c'est qu'aucun observatoire, terrestre ou spatial, n'a jamais vu trace de cette géante de laves.

Il existe peut-être une planète au fin fond du système solaire, comme l'ont montré, en 2008, des travaux théoriques menés par Patryck Lykawka et Tadashi Mukai, de l'université japonaise de Kobe.
Selon les simulations numériques, la présence d'un corps de 30 à 70 % de la masse de la Terre expliquerait la structure de la « ceinture de Kuiper » et certaines de ses déformations.

Mais les simulations faisaient tourner cette « planète X » selon une orbite bien sage, très loin de nous... Des indices qui n'en sont pas.
Y a-t-il, dans le système solaire, des indices annonciateurs d'un bouleversement cosmique ? Oui, affirment les partisans de la « thèse d'une fin du monde en 2012 ». Et de citer, sources Nasa à l'appui, la diminution du jet-stream de Saturne depuis 30 ans, l'augmentation de 2.500 % de la luminosité aurorale de Vénus depuis 30 ans, la disparition des calottes de Mars, la formation de zone brillante sur Uranus, une curieuse tache sur Neptune, un accroissement de la pression atmosphérique sur Pluton... tous attribués à un supposé emballement de l'activité solaire qui est loin d'être démontré.

Ces faits ont parfois un fondement scientifique, mais ont été expliqués indépendamment de l'activité solaire. C'est le cas de Neptune. La grande tache sombre de son hémisphère sud, repérée en 1989 par la sonde « Voyager », avait disparu en 1994 lorsque « Hubble » observa la planète, tandis qu'une autre tache sombre apparaissait l'année suivante au nord.

Ces turbulences atmosphériques naturelles sont le fait de la chaleur interne de la planète, qui crée des différences de température entre les basses couches et le sommet des nuages. C'est aussi le cas des nuages lumineux géants apparus sur Uranus au cours des 20 dernières années.

Ces transformations sont attribuées à la position de la planète sur son orbite lors de l'équinoxe de printemps, survenu fin 2007.
D'autres assertions sont simplement fantaisistes : Mars ne connaît ni réchauffement planétaire ni disparition de ses calottes...
Vénus profite quant à elle d'autant d'aurores que par le passé. Finalement, tous ces indices pseudo-scientifiques ont été fournis par l'Américain Richard Hoagland, dont les thèses conspirationnistes sont régulièrement dénoncées par le monde scientifique.

Source: Magasine Sciences et Avenir n° 753 de novembre 2009

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MessagePosté le: 20/04/2011, 00:11    Sujet du message: Publicité

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